Hier, nous avons eu l’opportunité de sortir un peu de Wellington et de s’aventurer légèrement plus loin dans les terres néo-zélandaises. En effet, avec nos deux emplois du temps assez différents dans l’hôtellerie et la restauration, nous n’avons que très rarement l’occasion d’avoir un jour de congé en commun. Il fallait donc qu’on en profite !

Nous avons décidé de partir à la découverte de Porirua, petite ville d’environ 50 000 habitants, située à environ 20km au Nord de la capitale.

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Le moyen de transport le plus accessible que nous ayons étant le train actuellement (un jour, nous aussi nous conduirons à gauche !), on se dirige donc de beau matin vers la gare pour embarquer dans notre wagon. Le temps s’annonce changeant et indécis, mais on commence à y être habitués. L’automne s’est bel et bien installé.

29MAR2015_000Petit clin d’oeil aux fans de Harry Potter !

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 Arrivés une quinzaine de minute plus tard à Porirua à bord d’un train à deux wagons seulement (et pas rempli !!!), on découvre la petite gare de la ville où ici, comme un peu partout en Nouvelle-Zélande il semblerait, les dessins et les peintures arborent les murs des bâtiments.

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A la sortie et à notre grande surprise, nous nous retrouvons en pleine zone commerciale dès que nous avons franchi les barrières de limitation. On est un peu déconcertés par la situation mais il semblerait bien que la gare soit située bien loin du centre ville et des quartiers résidentiels. Encore une fois, on se rend compte du côté indispensable de la voiture dans le pays. Qu’à cela ne tienne, on se dirige tant bien que mal vers le City Centre (après s’être un peu perdus – sans carte ni GPS, il faut se fier à son instinct !), où nous arrivons en plein marché du week-end.

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On ne va pas se le cacher : ce n’est pas très folichon, et au final, on en fait vite le tour. Nous décidons du coup de nous aventurer un peu plus loin et partons en direction d’un lagon, repéré la veille sur internet par Mickaël. Et pour se faire, quoi de mieux que de prendre l’unique chemin pédestre qui y mène, à savoir juste à côté de l’autoroute ! Et oui, le piéton n’est vraiment pas prioritaire chez les Kiwis ! 😉

29MAR2015_007Coucou les voitures à 100km/h !

Petite parenthèse d’ailleurs. Une chose importante à savoir sur le Nouvelle-Zélande en ce qui concerne sa faune : la grande majorité des animaux que vous trouverez ici ou que vous risquez de croiser, sont des oiseaux. Aucun crocodile, aucun félin (à part des chats !), aucun requin ou autre insecte dangereux comme on en trouve en Australie par exemple, se trouve sur les deux îles.  Il semblerait que ce petit bout de Terre, loin de tout, soit en effet le pays le plus safe pour ce qui est de la faune sauvage (et de plein d’autres choses en fait…).

Du coup, il n’est pas rare de rencontrer à de nombreuses reprises quelques exemples de ces bêtes à plumes, de toutes les formes et de toutes les couleurs,  « classiques » ou un peu étrangères à nos connaissances, et j’avoue m’y prendre de plus en plus d’affection et de plaisir à les photographier.

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Nous arrivons au lagon, situé dans un petit parc arboré, proche du nouveau quartier d’Aotea en plein construction. L’endroit est calme, agréable et reposant, et nous y croisons de nombreuses familles ainsi que quelques coureurs venus faire leur activité hebdomadaire. On aurait presque envie de se poser sur un banc ou dans l’herbe et ne plus rien faire pendant des heures, mais le mauvais temps nous rattrape et de nouvelles gouttes commencent à tomber.

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Attention aux canards qui traversent !

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La pluie continue de s’abattre fortement et on décide de repartir dans l’autre sens pour se retrouver de l’autre côté de Porirua, dans le quartier de Titahi Bay. Il s’agit plus d’ici d’un quartier résidentiel qu’autre chose, mais la carte annonce la plage, et on a très fortement envie de voir la mer.

Un petite faim se fait sentir, et au bout d’une demi-heure de marche à vagabonder dans les rue du quartier (et à s’y perdre un peu), on tombe sur un petit restaurant mi-asiatique/mi-fourre-tout/totalement-fish-n-chips, où on dégustera une énorme barquette de frites, accompagnée de poisson, de maïs et d’un sandwich toasté au boeuf et au fromage. Ca n’en a pas l’air, mais c’est super bon, et pour $15 (environ 10€), on a largement de quoi se rassasier et d’en garder même pour le repas du soir. La proprio nous proposera même de remplir notre bouteille d’eau gratuitement. Aaaaah, les Néo-zélandais et leur gentillesse toujours aussi surprenante.

Pour info, c’est chez Kam’s que ça se passe !

29MAR2015_023Ceci n’est qu’une partie de la carte…

En sortant, on croisera Tom et son chien Joey, qui, voyant sûrement nos têtes de touristes un peu perdus, viendra nous faire la conversation pendant un petit moment, avant de nous indiquer le chemin vers la plage.
Tom est un vieux monsieur australien, qui adore son animal de compagnie presque autant que sa femme. Enfin, que ses femmes. Parce que Tom était apparemment un sacré charmeur dans sa jeunesse, et passait ses soirées à danser dans les boîtes de nuit de l’époque, en parcourant l’Australie, son pays natal, toujours à la recherche du moindre entertainment sur sa route. Il semble avoir vécu de belles choses. On se sent triste un peu après son histoire, car il a l’air de parler de son passé avec beaucoup de nostalgie et même peut-être du regret dans la voix, maintenant qu’il s’est installé ici avec sa dernière femme néo-zélandaise. Mais Joey est là, et lui donne le sourire, alors on se dit qu’il doit quand même bien l’aimer, sa petite vie.

L’appel de la mer se fait quand même ressentir, et nous repartons à sa recherche rapidement. Elle ne tardera pas à arriver, puisque seulement cinq minutes plus tard, on se retrouve les pieds dans le sable, et les yeux rivés vers l’horizon.

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Mais on ne s’arrête pas en si bon chemin, et on décide d’aller encore plus loin, et de grimper les quelques montées qui apparaissent au loin. Et c’est là qu’on découvrira sûrement ce que Porirua a de plus beau à offrir, et où l’on se dit que vraiment, ca vaut le coup de marcher pendant des heures pour assister à ce genre de spectacles :

29MAR2015_026 29MAR2015_027 29MAR2015_028 29MAR2015_029 29MAR2015_030 29MAR2015_031 29MAR2015_032Oui, oui, il y a bien des gens qui sont là, à sauter et à se baigner. Ils sont fous ces Néo-Zélandais !

29MAR2015_033 29MAR2015_034 29MAR2015_036La vue sur Porirua, depuis le sommet de la vallée. Tout au loin, la gare !

29MAR2015_03929MAR2015_04029MAR2015_037 29MAR2015_035

Comment ça, c’était dur de repartir ? 🙂

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