Le soleil est de nouveau au rendez-vous en ce jeudi matin 12 Février. Il semblerait que des journées complètement ensoleillées soient des choses assez rares sur Wellington nous précise notre hôte Douglas ; on décide donc d’en profiter un maximum et d’aller se promener au Tanera Park situé à quelques minutes de chez nous.

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Nous partons ensuite vers la Kiwi Bank pour honorer notre appointment et ouvrir notre compte en banque. Bonne nouvelle : notre banquier est super sympathique, exit le costume et le côté strict de ceux que l’on voyait habituellement chez nous, et le compte est créé en très peu de temps, sans frais ni d’argent à donner. Mauvaise nouvelle : il nous faut obligatoirement un justificatif de domicile (la seule pièce à leur montrer en dehors du passeport). Document que nous n’avons pas encore car nous vivons chez l’habitant, et qu’une facture AirBnb n’est malheureusement pas valable. Il nous faut soit une photocopie de bail, soit une facture de téléphone, soit notre papier de numéro IRD. On décide malgré tout d’ouvrir le compte, qui restera bloqué (donc sans pouvoir déposer de l’argent ou en retirer) jusqu’à ce qu’on amène notre sésame.

On se rend vraiment compte de l’importance et du côté indispensable du fait de trouver une colocation rapidement. Notre location chez Douglas court jusque mardi prochain, mais les journées passent vite, et il ne faudrait pas se retrouver sans toit et à la rue sans vraiment savoir où aller.
Après une visite malheureusement infructueuse la veille pour une maison vers le quartier de Mount Victoria (les colocs actuels étaient très sympas et le lieu bien situé, mais nous pensons que le fait d’avoir mentionné que nous ne planifions pas de rester plus de 8/9 mois à Wellington a joué en notre défaveur), nous nous dirigeons cette fois-ci vers Te Aro, le quartier du centre ville, pour aller à la rencontre de Matt, Ben et Liv, trois néo-zélandais à la recherche d’un couple pour occuper leur quatrième chambre, bientôt libérée.

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Les différents quartiers de Wellington et sa banlieue

La maison est grande, bien située, et les trois habitants ont tous l’air sympathiques (et ils nous forceront à travailler notre anglais !). On fait le tour, on reste longtemps, on discute un maximum avec eux, et on fait en sorte de leur laisser une bonne impression afin de mettre toutes les chances de notre côté.

En effet, sans le savoir, nous avons débarqué dans la capitale au pire moment de l’année : c’est la fin de l’été, la rentrée scolaire approche dans deux semaines et des centaines d’étudiants débarquent et sont à la recherche, comme nous, d’un endroit où dormir. On se croirait revenir à notre début à Paris, où nous étions des dizaines par appartement. Les annonces postées, les visites s’enchaînent, et en quelques heures, la chambre est prise. Il faut donc aller vite et être réactif à la moindre nouveauté.
Autre handicap que l’on a : nous sommes deux. Et oui, il semblerait que rechercher une chambre en colocation soit plus difficile en couple qu’en étant seul. Beaucoup d’annonces sont signalées comme « no couple » et il n’est pas rare de se voir refuser une visite parce qu’on est un binôme. Exigence du propriétaire, désavantage financier par rapport aux autres, peur d’une rupture : toutes les raisons sont bonnes et on ne peut malheureusement rien faire pour changer ça. Il faut donc s’armer de patience et pousser les recherches au maximum pour trouver des annonces adaptées à notre situation.

Nous repartons donc de notre visite de Te Aro, confiants et excités. On pense avoir donné une bonne image de nous et le fait de leur avoir promis de la bonne cuisine française va peut-être jouer en notre faveur. On positive sur le chemin du retour et on croise les doigts pour nous porter chance…

*suspens*

… Et il semble qu’on a eu raison : une heure après, je reçois un message de Matt m’indiquant qu’ils nous ont choisis, nous les petits Frenchies. Explosion de joie et surtout de soulagement à l’idée d’avoir enfin trouvé un chez nous. On repassera ce week-end pour régler les papiers avec nos futurs compagnons de vie, pour débuter, dès la semaine prochaine, une nouvelle page de notre aventure chez les Kiwis.

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La journée de vendredi est également bien remplie puisque nous y consacrons une bonne partie à la création de nos CVs et à leur envois par mail. Ca nous prend du temps (toute une matinée rien que pour la rédaction) mais il faut la aussi se donner à fond. C’est bien beau d’avoir eu un toit, il faut aussi maintenant de quoi se le payer. On en envoie une bonne partie à plusieurs cafés, des musées, l’Ambassade Française, des boulangeries, des restaurants de quartier : il ne faut pas se limiter à ses compétences et tenter tout ce qui pourrait nous aider à subvenir à notre loyer. Nous ne sommes pas ici pour forcément pratiquer le métier que l’on exerçait en France, mais au contraire pour découvrir d’autres horizons et peut-être se trouver une nouvelle ligne de vie. Alors on se met au travail et on tape, on tape, on tape. On s’accorde tout de même une petite pause en milieu d’après-midi, pour aller déguster une très bon café et un whoopie au chocolat chez Flight Coffee, une adresse que l’on retient aussi pour la suite.

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Malheureusement, le temps de Wellington se dégrade et dévoile enfin son vrai visage : ce n’est pas parce que vous avez du soleil le matin ou même une heure avant que ça sera le cas tout le reste de la journée. Et en effet, nous affrontons notre première tempête combo pluie/vent froid si typique de la ville. Équipés comme des touristes, avec un simple t-shirt sur le dos, c’est fraîchement que nous repartons vers notre maison.

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Les fans du Seigneur des Anneaux comprendront

La journée de samedi est plus tranquille. Après avoir fait un petit tour dans notre quartier pour admirer les très nombreuses maisons perchées dans les arbres (la nature est clairement maîtresse à Wellington) et s’être émerveillés de la mignonnitude des habitations, on s’arrête un peu pour regarder un match de criquet de l’équipe jeunesse du coin. C’est rigolo mais on n’y comprend rien. Il va falloir se mettre un peu à la page, le criquet étant avec le rugby un des sports nationaux.

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Le soir nous partons signer notre bail, et on en profitera pour fêter notre Saint Valentin à nous au bord de mer en dégustant un pique-nique en tête-à-tête…

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